Respirai-je avec amertume et mélancolie
Les cendres de l'enfer qui se posent
Sur le linceul de ce tendre amour que transforma humain
En hideuse maladie.
Pestilence et horreur atteignent mon esprit
Cher être, victime de cet amour que tu donna à ton opposé,
En ce sentiment perverti par ces hommes et ces femmes
Qui jouissent sur une poitrine étrangère.
Instables êtres, séparés par cette hache tranchante et noire,
N'étant point fait pour vivre ensemble.
Se liquéfient coeurs et esprits des individus
Caressant cette destructrice maladie
Apportant chagrin et larmes qui perlent sur les joues meurtries.
Se dispersent les cendres que nul ne reformera.
Se posent les cendres de cet enfer qui me tourmente
Sur ces foyers solitaires ne permettant plus aux êtres de s'unir.
L'argent a tout corrompu, je veux aller me cacher - Pier Paolo Pasolini (1922-1975)
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